LA BIENVEILLANCE EN ENTREPRISE : NAÏVETÉ OU PRAGMATISME ?

Mis à jour : 18 oct. 2019

On nous explique souvent que la vie en société, c’est la loi de la jungle !


Et que la bonté, la bienveillance et l’altruisme sont des attitudes inadaptées. Que survivre dans en ce monde nécessite d’être le plus fort dans son domaine, de toujours se débrouiller pour passer devant les autres afin de ne pas se retrouver derrière eux, dans l’ombre de l’indifférence générale.


Vraiment !? Regardant cela ensemble …


BIENVEILLANCE VS LOI DE LA JUNGLE


La compétition est peut-être une des « lois de la jungle », du moins entre des espèces animales différentes, se livrant un combat pour les ressources et l’espace. Mais au sein d’une même espèce, d’une même entité, c’est la collaboration, et non la compétition, qui est la véritable loi de la jungle, garantissant la survie durable du plus grand nombre.


C’est la collaboration, et non la compétition, a permis aux individus de vivre harmonieusement, tous ensemble, et non de survivre péniblement, chacun dans son coin. Les attitudes à la bienveillance et à l’entraide sont inscrites au cœur du cerveau humain. Parce qu’elles ont permis la survie et l’épanouissement de notre espèce.


Le travail de prise de conscience de nos interdépendances qui émergent dans les entreprises est donc loin d’être une illusion ou un pieux mensonge. Il est au contraire un effort vers la vérité de notre condition biologique : nous sommes profondément dépendant des autres, et c’est ainsi que nous sommes non seulement les plus forts, mais aussi les plus heureux.


PÉNIBLE BIENVEILLANCE …


« L'expérience prouve que celui qui n'a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu. »

Leonard DE VINCI


« Soyez polis envers tous, mais intimes avec peu ; et choisissez-les bien avant de leur faire confiance. »

George WASHINGTON


« La vie n'est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l'on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l'atteindre coûte que coûte. »

Marie CURIE


Cette culture de l’autosuffisance nous l’avons tous reçue. Cette injonction à être heureux mais, surtout à être heureux tout seul et à avoir confiance, mais surtout à avoir uniquement confiance en soi. Marie CURIE, Victor Hugo, Georges WASHINGTON et bien d’autres, ont-ils perdus confiance en leurs prochains ? Ou bien confiance en eux, en leur propre capacité de résilience face à l’adversité, la trahison et la déception ?


Parlons de bienveillance à une personne qui se sent seule ou mal-aimé. Parlons de bonheur à une personne plongée dans la tristesse et dans un moment difficile. Nous ne vivons pas dans le monde des « Bisounours » ! Cela frise-t-il l’utopie de vouloir diffuser la bienveillance ? Oui, en effet ! Et alors ?


Qu’avons-nous à gagner en vivant sur le pied de guerre, en écartant la bienveillance de nos vies ? Qu’avons à gagner en cultivant la dureté plutôt que la tendresse ?


Car la bienveillance nous ramène dans un travail d’allègement de soi en se rappelant régulièrement ce que nous devons aux autres. Pas pour nous rabaisser ou cultiver une vision de nous limitée ou vulnérable mais au contraire pour prendre conscience de nos forces et de nos ressources extérieurs.


UNE BIENVEILLANCE ÉCLAIRÉE


Vous l’avez compris, la bienveillance ne signifie pas être soumis, mais préférer simplement, et à chaque fois que possible, la paix à la guerre. Et espérer que cette attitude se généralise en nous, et contaminera nos proches.


Il ne s’agit pas de confondre la bienveillance avec la passivité ou la soumission à autrui : elle est parfaitement compatible avec la capacité à s’opposer et à faire respecter sa personne et ses idéaux, elle ne dispense pas de certaines oppositions ou de certains affrontements, mais nous permet de ne pas les transformer en combats.


Renoncer à l’idée de domination permet l’émergence de ce qui compte vraiment : nous avons tous des craintes et des espérances, les mêmes besoins fondamentaux et les mêmes aspirations au bonheur …


Chacun de nous, chaque matin, s’éveille en espérant traverser une journée heureuse, essaye de trouver des solutions à ses problèmes. Chacun de nous se sent plus joyeux lorsqu’il vit en paix avec les autres, plutôt qu’en guerre avec eux.


La bienveillance n’enferme pas dans une bulle pacifiée et confortable, mais s’avère être une source d’ouverture et de compréhension de l’autre.


« J'appelle sage celui qui, tout innocent qu'il est, supporte les injures et les coups avec une patience égale à sa force. »

BOUDDHA


LA BIENVEILLANCE EN ENTREPRISE


Ne cherchons pas à faire de la bienveillance une condition de la performance. Le but c’est que les gens soient à l’aise, qu’ils se développent personnellement, individuellement et qu’ils grandissent. Le surcroît de performance doit être perçu comme une conséquence positive de ce climat.


Chez Mindfulness Aix-en-Provence, nous croyons en la force de l’intelligence collective. Cela signifie qu’une entreprise possède toujours en interne toutes les compétences nécessaires pour résoudre intelligemment les problèmes qui se posent. Le tout c’est de les réunir, car les compétences ne sont pas toujours rassemblées en un seul homme ou en une seule équipe. Le tout c’est de les faire surgir pour que chacun apporte son écho à la réflexion commune. Dans le dialogue, on aboutit à une compréhension de la réalité profonde, complète, partagée et vérifiée. On trouve ainsi la solution.


Si les gens se détestent, ont peur les uns des autres, ne veulent pas dévoiler leurs projets, mettent des barrières au lieu de construire des ponts, tout est biaisé. Au contraire, il est fascinant de constater que lorsque les personnes sont dotées d’une parole libre, qu’elles se sentent concernées par un même sujet, elles sont capables d’aller à l’essentiel, même sur des dossiers très difficiles.


Enfin, pour mobiliser l’intelligence collective, il faut créer une ambiance où les gens se sentent libres, où ils se respectent les uns les autres, où ils ont confiance les uns dans les autres. C’est finalement ce climat de bienveillance qu’il faut essayer de créer dans l’entreprise pour que ce dialogue soit possible. Seule cette liberté de parole permet de comprendre le réel, de comprendre où est la vérité des choses, des situations, des stratégies et donc d’y apporter les bonnes réponses.


« Si le problème a une solution il ne sert à rien de s'inquiéter, mais s'il n'y a pas de solution, s'inquiéter ne changera rien. »

BOUDDHA


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